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A propos des décisions en matière de santé publique Divers modèles de santé publique se côtoient dans les pays in-dustrialisés occidentaux. Et pourtant, tous ces pays ont un pro-blème commun: qui décide quel patient a droit à quel traitement – entre utilité et luxe? Selon Thomas B. Zeltner, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), de nombreux pays industrialisés enregistrent une hausse des coûts de 5 à 7% par année. Et pourtant tous disposent d’un système différent extrêmement complexe. C’est pourquoi le sujet mérite d’être approfondi. C’est la tâche à laquelle se sont attelés avec beaucoup d‘enthousiasme les quelque 100 parti-cipants représentant la science, l’économie, la politique et la société civile des pays de langue allemande. La discussion ne s’est d’ailleurs pas limitée aux questions de coûts. Au contraire, les congressistes ont développé des modèles sur les possibilités de modifier fondamentalement les systèmes. Tout pour tout le monde, ou bien…? Les participants ont élaboré un programme de parti fictif intitulé « La santé publique en 2010 ». Trois groupes ont été chargés préparer une offre globale selon la devise « Tout pour tout le monde », alors que trois autres groupes devaient s’orienter selon la position « Juste le plus indispensable ». Le plus étonnant de ces présentations étaient les parallèles entre eux: les groupes « Tout pour tout le monde » demandaient une protection globale de la santé. Celle-ci est financée par des pourcentages sur les salaires et une administration légère, ce qui nécessite une caisse unique. La formation de tous les pres-tataires de service doit inclure des éléments économiques. Les groupes qui avaient le mandat restrictif demandaient une reprivatisation de la santé publi-que et la promotion de la responsabilité individuelle. Parallèlement l’assurance de base obligatoire est supprimée et la forme de l’assurance laissée libre. Vu que la politique ne se montre pas prête à décider et à prendre la responsabilité, un rationnement est incontournable. Changement de paradigme dans le déroulement La Fondation Academia Engelberg poursuit dans sa lignée traditionnelle avec le sujet de l’assemblée de cette année: pas des douzaines de séances mais un forum interactif dans lequel l’échange des rôles et la défense d’opinions contradictoires sont au programme. Tous les participants ont pleinement « joué le jeu » et défendu avec beaucoup de conviction des positions en ma-tière de santé publique qui ne sont pas habituellement les leurs. Ils sont ainsi devenus part d’un processus qui doit permettre de mieux comprendre les points de vue des autres. Ou comme l’a déclaré Jakob Nüesch, membre du Conseil de fondation Academia Engelberg et ancien Président de l’EPF: « Le processus de réflexion inversé a affiné le regard pour les décisions futures. » Perspective Jeudi après-midi, Dr. Roger Busch, de l’Institut de technique-théologie-sciences naturelles de l’Université Ludwig-Maximilian de Munich, présentera un exposé dans lequel il va rompre une lance en faveur de la liberté de la recherche. Prof. Alois Haas parlera de la finitude de la vie. Et le Professeur Axel Olaf Kern, de la Haute école spécialisée de Ravensburg-Weingarten, traitera de la possibilité de financer le système de santé publique. Ensuite de quoi les participants se répartiront à nouveau en groupes de travail. Quant à la conclusion, elle sera apportée par l’ancienne Conseillère fédérale Ruth Drei-fus qui nous parlera vendredi des points de départ envisageables. Pour plus d’informations, les représentants des médias peuvent s’adresser à: Academia Engel-berg, Beatrice Suter, KommunikationsWerkstatt GmbH, tél. 0041- 79 - 211 10 44, courriel: kommwerk@tic.ch. Les photos de la soirée publique sont disponibles gratuite-ment sous www.academia-engelberg.ch -> Willkommen -> Medien |